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Saisir l'âme d'un lieu

Saisir l'âme du lieu.
C'est peut-être la dernière étape avant de pouvoir être autonome en plein air.
Le travail en extérieur est un travail rapide. Je pense que pour réussir un plein air, il faut avant tout saisir l'essentiel.
Dans les posts précédents, je vous expliquais que le plein air est un exercice technique, destiné à nous faire travailler un point en particulier, lumière, mouvement... C'est vrai mais le plein air n'est pas que ça, c'est avant tout saisir l'ambiance du lieu, son essence. C'est ici une des grandes différences avec le travail d'atelier. Cependant pour réussir cela, il faut déjà maîtriser et savoir faire une peinture en extérieur.
En plein air je m'approche d'un travail plus impressionniste. Pour saisir l' âme du lieu, je cherche au plus près les couleurs que j'ai devant moi. Je ne réfléchis plus vraiment, j'entame un dialogue avec ce que j'ai face à moi. Je cherche à comprendre, par un jeu d'observation visuelle pour retranscrire. La technique est importante mais je cherche avant tout à imprimer une vision du lieu passé par mon ressenti.
C'est parce qu'on a choisi ce sur quoi on veut travailler et qu'on sait comment procéder, qu'on peut se permettre d'être plus libre. Cette liberté est importante à acquérir mais elle ne peut arriver que si et seulement si on sait comment procéder sinon, cela ne ressemble à rien mais c'est par elle que la dimension personnelle de l'œuvre arrive.
Je voudrais terminer par une citation de Jean Louis Morelle tiré de la version intégrale, une interview disponible sur YouTube "il y avait un peintre, hyper cezannien, il peignait des tâches partout et ce qui m'avait surpris, c'est qu'à la fin, il y avait quand même chalet, une montagne, il construisait son espace, ce peintre avait tout compris à la peinture" Je vous laisse réfléchir.
 
 

 

 
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